Contact Aimez RTL sur facebook Suivez RTL sur twitter Suivez RTL sur Google+ Suivez RTL via RSS Se connecter / S'inscrire
On Refait les Courses
La dernière minute du 18 juin 2019
Suivez RTL via RSS
Brève

Après les vestiaires, les écuries …

11Commentaires

Publié le par

Ce dimanche 20 mars, à Saint-Cloud, rencontrant Freddy Head et le questionnant sur la santé et l’avenir de son champion SOLOW, nous avons marché de conserve, jusqu’à l’entrée des écuries où, bien sûr, l’entraîneur avait à faire.
Le « sbire », que je connais pourtant depuis des années, est alors sorti de sa guérite pour me signifier : « Monsieur, vous ne pouvez pas entrer… »
 
Aussi surpris que moi, Freddy a alors précisé, presque négligemment : « Mais, Monsieur est avec moi… »
 
Réponse du cerbère : « Non, non, non… Nous avons de nouvelles consignes. Personne ne peut pénétrer dans les écuries s’il n’a pas son « macaron »… « 
 
Même remarque à un homme bien habillé et jumelles en bandoulière, qui suivait un professionnel en direction des boxes : « Monsieur, vous n’avez pas le droit d’accompagner Monsieur… »
 
Le professionnel en question intervient : « Mais Monsieur est propriétaire du cheval qui va disputer la deuxième épreuve, dans quelques minutes… »
 
Impassible, le préposé rétorque : « Peut-être, mais il lui faut le « macaron »… »
 
Nouvelle réaction de l’entraîneur : « Mais, le temps qu’il aille  le chercher, qu’il revienne, il ne pourra assister aux ordres dans le rond de présentation, et l’épreuve aura démarré… »
« Ce n’est pas de mon fait. Il faut le « macaron ». »
 
Et le propriétaire n’a pu aller caresser son cheval…
 
Freddy Head, comprenant la situation, a alors eu la gentillesse de revenir vers moi pour poursuivre notre conversation.
 
« Tu évoques une « petite tuile » avec le coup que s’est donné SOLOW et qui lui a valu un hématome. Je dirais : c’est une grosse tuile… (NDR : le crack, invaincu lors de ses 11 dernières sorties, devait s’envoler, vendredi, pour les Emirats Arabes, afin d’y défendre son titre dans un Groupe I, le 26 mars.). »
 
Voulant atténuer son désarroi et le faire sourire, j’ai glissé : « Pour un mec de ta classe, ce n’est qu’une petite tuile, il y aura d’autres rendez-vous… »
 
Freddy a effectivement souri, puis m’a précisé : « Tu vois, je me doutais que ce n’était rien, d’ailleurs, aujourd’hui, il est vraiment sur le bon chemin et, dans deux ou trois jours, ce « bobo » ne sera plus qu’un mauvais souvenir. Mais tu imagines bien que nous ne voulions prendre aucun risque et le mettre dans l’avion avec une « grosse jambe ». »
 
Son programme, alors ?
 
« On va suivre la filière « classique », avec un retour en piste dans le Prix d’Ispahan… Mais, sans vouloir fanfaronner, je crois qu’entretemps, il aurait ajouté un nouveau Groupe I à son palmarès… »
 
Quelques minutes plus tard, c’est Romain Ledren-Doleuze qui m’a tapé sur l’épaule, me conviant : « Viens voir ma pouliche (NDR : Sant’Amanza, la favorite du quinté du jour), tu vas le constater, elle est superbe… »
 
Même intervention du même préposé : « Je vous l’ai dit, il vous faut le « macaron »… »
Romain fait remarquer : « Mais c’est RTL, Jérôme est en reportage… »
« Il faut le « macaron »… »
 
Je n’insiste pas et, plus tard (car je dois aussi intervenir sur l’antenne), bon prince, je me rends aux « balances » pour obtenir le fameux « passe-droit ».
 
La (très gentille) jeune-femme – elle était « gamine » lors de notre première rencontre – chargée de la « distribution », ou non, des « macarons » (j’aime bien le mot, qui mettrait presque l’eau à la bouche), m’apprend alors, visiblement peinée de ne pas pouvoir me donner satisfaction : « Je peux juste vous fournir celui permettant l’accès au rond de présentation (je compatis…), pour les écuries, il est réservé aux entraîneurs, jockeys et propriétaires ayant un partant au cours de la réunion et en ayant fait la demande. Il n’en est pas prévu pour les journalistes, sauf si un entraîneur vient le chercher pour eux… Je suis désolée, mais les ordres ont été formels… »
 
Ainsi, un Jean-Claude Rouget, un André Fabre, ou un Henri-Alex Pantall, s’il n’a pas un représentant en compétition cet après-midi là, ne peut aller saluer un confrère ou, juste, respirer l’odeur si caractéristique qui les motive tous les matins.
 
Je crois qu’une telle attitude ne mérite aucun commentaire, comme il n’y en aura bientôt plus dans les gazettes qui, pourtant, contribuent aussi à faire vivre France Galop et ses décideurs, pères de ses idées aussi restrictives que remarquables, qui, à mon humble avis, ne peuvent contribuer qu’au désamour annoncé du public – et des lecteurs – pour le Sport qu’ils sont censés défendre, en désespoir évident de le « relancer »…
 

J’ai un témoin fiable de toutes ces péripéties (le reste, comme la restauration, l’accueil, le tutoiement de l’employé du bar (que je n’avais jamais vu), qui a tenté de nous « endormir », mon ami et moi, fera l’objet d’une prochaine chronique, que j’espère plus savoureuse que ce que l’on ose servir, à prix fort, aux turfistes qui aime le galop…).

Ajouter un commentaire

Afin d'assurer la sécurité et la qualité de ce site, nous vous demandons de vous identifier pour laisser vos commentaires. Cette inscription sera valable pour l'ensemble des sites RTL.

Dans un souci de respect de cet espace de parole, nous vous invitons également à consulter notre charte de bonne conduite.