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On Refait les Courses
On refait les courses du 21 août 2019
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Edito

Quand j’embrasse la famille Bizoux…

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Elle est facile et je l’assume, cette « blague », car elle vient du cœur. Jean-Pierre Bizoux est un ami de longue date, qui a été meurtri par la vie et quelques aventures qu’il ne méritait pas. Il m’a téléphoné pour la nouvelle année, en me promettant de venir dans la région parisienne pour un dîner « comme au bon vieux temps », lui qui est installé dans la région d’Arras.

Ce samedi 25 mai à Enghien, son fils, Michel, que j’ai connu garçonnet, portant des seaux d’eau plus lourds que lui pour donner à boire aux chevaux de l’écurie, a remporté la 1ère épreuve, au sulky d’Urtikaline.

En compagnie de son épouse, Inge, « belge à 100%, ne parlant pas un mot de notre langue, il y a quelques années mais s’exprimant désormais dans un français parfait », Michel m’a rappelé :

« Comme tu le sais, nous avons connu des problèmes, nous avons dû vendre notre établissement, à un client, mais nous l’occupons toujours, en location. Papa en a pris un nouveau coup au moral. Je m’étais installé, mais la maladie « introuvable » a décimé mon effectif, celle qu’avant moi, ont connu Jean-Yves Raffegeau – quand il était chez Jean-René Gougeon - ou  les Février-Vincent… L’inexplicable : tout va bien, tes pensionnaires sont gais, souples, ils ne demandent qu’à aller et, en course, ils ont 1.500 mètres « dans le sac » puis se vomissent… La bactérie, qui attaque les poumons, entre autres, venait peut-être de l’eau, ou d’autre chose que l’on n’a jamais réussi à définir. Toujours est-il que tous mes « T » ont été « out », et les poulains qui suivaient, pratiquement idem… J’ai alors travaillé pour diverses « maisons », j’ai galéré, avant qu’un propriétaire ne me fasse confiance… Je veille sur une douzaine de trotteurs à courir, dont sept stationnent à Grosbois, et, tous les jours, comme van-hier ou hier, je qualifie des jeunes… »

Pour ce faire, Michel ne réside pas à Grosbois, où il « descend » de temps à autre, et c’est Inge qui s’occupe des sept élèves  habitant Grosbois :

« Elle est formidable, elle fait tout toute seule… Remarque, elle est du métier et doit compter 35 victoires à son palmarès… Mais, bon, elle n’est venue que ce week-end à la maison, et n’avait pas vu nos deux petites, dont je m’occupe, école, et tout, depuis un moment. »
Inge, qui n’avait plus de voix, m’a glissé : « Pardon, j’ai trop crié dans les 100 derniers mètres… » puis m’a précisé : « Il faut savoir ce que l’on veut… C’est bientôt les vacances, et je vais profiter au maximum de mes filles… Je suis tellement heureuse que nous ayons « retrouvé » Urtikaline, qui avait souffert d’un gros problème à un ovaire, que je ne peux rien regretter… »


Pour finir, Michel m’a avoué : «  Quand nous étions dans la mouise, je n’ai jamais désespéré. Tu sais, même si tout va mal, mais que tes deux petits bouts et ta femme sont en bonne santé, comme toi, que tu n’as pas peur du boulot et que tu sais travailler, tu ne doutes pas de pouvoir donner à manger à ceux que tu aimes… »

Tu es digne de ton père, Michel.

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