Contact Aimez RTL sur facebook Suivez RTL sur twitter Suivez RTL sur Google+ Suivez RTL via RSS Se connecter / S'inscrire
On Refait les Courses
Quinté + : les favoris du Grand Prix du Bourbonnais
Suivez RTL via RSS
Edito

Les confidences de Guillaume Macaire...

13Commentaires

Publié le par

On poursuit la matinée passée avec Guillaume Macaire, le mardi 9 juillet, à La Palmyre. Nous en étions à l’heure de l’apéritif, dans son jardin d’Eden…

Après nous avoir servi plus de glaçons que de liquide jaune, l’homme a poursuivi.

« Mes parents ne voulaient surtout pas que je devienne entraîneur et, dans les premiers temps, alors que je ramais, j’ai même pensé qu’ils avaient raison. Je n’étais pas un enfant de la balle, loin de là, je ne connaissais pratiquement personne, mais je me suis accroché.

Aujourd’hui, quand je me retourne pour regarder mon parcours, je me dis que je ne m’en suis pas mal tiré, sans aucune forfanterie… Tu as vu l’établissement – et j’en ai un autre, de 30 places, proche de Pompadour, ce qui me permet d’établir un roulement entre les chevaux qui partent se reposer, ceux qui, au contraire, vont courir dans la région -, j’ai 40 gars, ou filles, à mon service – j’en ai eu jusqu’à 49, mais je n’en embaucherai jamais un 50ème, ce qui serait synonyme de « Comité d’Entreprise », - et, avec la décentralisation, j’ai six vans – dont le plus grand prévu pour 10 chevaux – et 2 remorques…. Crois-moi, c’est un sacré boulot que de gérer tout ça… Et, je peux te l’avouer, vu ces structures indispensables, même si je termine régulièrement tête de liste et que les chiffres peuvent en faire rêver certains, j’arrive juste à équilibrer l’affaire… Les salaires, les frais de déplacements, etc… je ne parviens pas à me dégager une marge extraordinaire…

Alors, c’est dans le « commerce », que je fais mon « beurre », en vendant des animaux que j’ai mis en valeur, comme Long Run, qui a remboursé son prix d’achat en à peine une année… Les anglais sont de bons clients et, s’ils reviennent me voir, c’est qu’ils sont satisfaits… Pour tout te dire, à plus ou moins long terme, j’envisage d’arrêter mon activité de mise au point, ou, au moins, de la réduire considérablement, pour me consacrer davantage au négoce… Tu ne peux pas imaginer les « soucis » quotidiens. Entre les lads qui ne viennent pas, malades, ou censés tels, ceux qui ont des problèmes privés et qui les amènent sur leur lieu de travail, tu dois toujours trouver des solutions de rechange, pour que la « boutique » tourne, et tourne bien… »

Sans que l’on s’en rende compte, évidemment, l’heure tourne… Guillaume nous en remet une petite goutte… Et il m’apprend :

« Toutes les victoires sont belles, c’est connu… Certaines, avec des chevaux difficiles, ou que tu as « compris » pour les améliorer, sont superbes, même sur des champs de courses de seconde zone… Il y a aussi tous les liens qui se sont tissés autour du poulain, les employés, le jockey, les propriétaires, qui t’ont fait confiance alors que tout pouvait paraître te donner tort… Là, c’est les poils qui se hérissent sur tout ton corps, au passage du poteau, en dépit du prix de 5.000 : - tiens, d’ailleurs, regarde mes bras, rien que d’en parler – mais je vais te faire une confidence, le soir du printemps 1996 où je suis rentré à la maison avec le trophée du Grand Steeple Chase de Paris – les récompenses étaient à la hauteur de la performance, à l’époque, ce qui n’est plus le cas -, qu’avait remporté Arénice, monté par Philippe Sourzac, je l’ai posé au pied de mon lit… J’avais fêté l’événement, bien sûr, mais, avant de me coucher, je l’ai regardé… Pour ne pas dire contemplé… Ce bronze représentait mon rêve d’ado, le Graal que je doutais sérieusement de pouvoir atteindre un jour… Et je me suis dit tout haut : « Tu as gagné le Grand Steeple ! Oui, Guillaume, toi, venu de nulle part, tu as enlevé la plus belle épreuve de l’obstacle français… »

Et de poursuivre : « Il y a quelques semaines, on l’a encore raflé, avec Belle la Vie… J’étais heureux, évidemment, même si je n’ai pas suivi le déroulement depuis les tribunes, mais c’était différent… Celle-là, ce n’était pas une épreuve à gagner… Il fallait simplement ne pas la perdre…. »

Comme il y a encore beaucoup, mais beaucoup, à raconter, je vous donne rendez-vous demain…

Ajouter un commentaire

Afin d'assurer la sécurité et la qualité de ce site, nous vous demandons de vous identifier pour laisser vos commentaires. Cette inscription sera valable pour l'ensemble des sites RTL.

Dans un souci de respect de cet espace de parole, nous vous invitons également à consulter notre charte de bonne conduite.