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Edito

Patrice Lemaire : triple fracture « tibia-péroné » !

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J’ai reçu un coup de fil dont je me serais bien passé, ce jeudi 8 août. Patrice Lemaire, ex crack jockey d’obstacle et père du non moins doué Christophe, m’a appris qu’il sortait de l’hôpital. Il m’avait déjà téléphoné il y a une dizaine de jours, pour me faire part de quelques problèmes personnels. La loi des séries…

« Jérôme ? C’est Patrice… Tu peux rayer mon nom de la Course des Légendes, le 17 août à Deauville… »

« Ah, pourquoi ? »

« Jeudi dernier, alors que j’étais « redescendu » au Pays Basque, dans l’appartement que nous nous sommes acheté, pour notre retraite, à Hasparren. J’avais passé l’après-midi à la plage et, en rentrant, à moto (NDR : « Pat » est devenu un mordu des deux roues), j’étais sur l’autoroute, j’ai voulu doubler une voiture, dont le chauffeur ne m’a pas vu, qui s’est déportée sur la file de gauche et m’a serré contre le rail de sécurité… Ma jambe gauche a bien tapé dans le métal, mais j’ai réussi à contrôler la situation, j’ai pu redresser la trajectoire, l’auto s’étant écartée, mais j’ai tout de même senti une vive douleur…Heureusement, je suis toujours bien équipé, épaisse combinaison de cuir, malgré la chaleur, et bottes renforcées… Il me restait 7 kilomètres à faire, je n’ai donc pas hésité. Arrivé au bas de chez moi, j’ai rangé la moto, ai voulu la mettre sur la béquille, et ai donc mis pied à terre… Là, le bas de ma jambe, qui avait été « maintenu » dans ma chaussure, est parti « à l’envers », je me suis retrouvé au sol, mais la bécane m’est retombée dessus… J’étais coincé et ne pouvais plus bouger. Je t’avoue que j’ai crié « Au secours ! ». Des voisins m’ont entendu, sont venus voir, et ont appelé les pompiers… Direction hôpital. Triple fracture du tibia et du péroné. »

J’étais abasourdi.

« Mais ne t’inquiète pas, tout va mieux… J’ai la jambe en l’air, au moment où je te parle, mais elle a bien désenflé et je commence la rééducation, je plie le genou, cela va aller vite. Tu sais que j’ai toujours fait beaucoup de « cal »… »

Je sais aussi que je n’ai que très rarement rencontré un homme aussi « dur au mal » : je l’ai vu, dans les vestiaires d’Auteuil, arriver comme si de rien n’était, ôter sa chemise, se bander le torse « à outrance », afin de pouvoir se mettre en selle et de ne pas trop souffrir de ses 3 côtes cassées… Et non seulement, il  finissait le tour – imaginez les souffrances à chaque obstacle – mais il s’était imposé à plusieurs reprises. A l’époque, les contrôles médicaux étaient moins « pointus ». Du style : on laissait la « minerve » dans la voiture, histoire de ne pas rater une belle épreuve, et on se la remettait, en sortant de l’hippodrome, une fois le devoir accompli…

« Mais pas assez vite, a-t-il repris, pour être au départ, le 17 août, de cette épreuve de prestige où il y aura « Piou », Kinane, Badel, etc… Je devais porter la casaque de Gérard Augustin-Normand, et je me faisais vraiment une joie de participer à cet événement, pour la bonne cause, qui plus est. Dans le coup, c’est peut-être cela que je regrette le plus… Mais dis-leur bien que je serai là l’année prochaine ! »
Sacré Patrice… Môme de la Dass qui n’a réussi que par son courage et son talent, et qui a su si bien élever ses enfants.
Respect, mon Ami.

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