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Edito

Nonant-le-Pin : rassemblement pédestre du 15 octobre à Alençon

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GDE souhaite toujours exploiter sa méga-décharge de déchets ultimes à Nonant-le-Pin, cœur vivant (pour l’instant) de l’élevage. Après maintes péripéties plus ou moins "dramatiques" (voir notre moteur de recherches), une marche "anti GDE" a eu lieu, mercredi 15 octobre à Alençon.

Je ne vais pas revenir en détail sur le déroulement de cet après-midi plus ou moins pluvieux, où 150, au moins, (12, selon la police – rires …) opposants au site GDE s’étaient regroupés pour se faire entendre dans les rues de la préfecture de l’Orne.

Première anecdote : ayant une longue route à faire pour parvenir sur les lieux, je suis parti très tôt de la région parisienne. Après une "saucisse normande" dans une brasserie, j’étais tout de même vers 13 heures au point de rendez-vous. À peine garé, dans une place tout à fait autorisée, une camionnette de la gendarmerie s’est alignée derrière mon auto... Voulant être sûr de ne pas me tromper d’endroit, je vais questionner son chauffeur : "Est-ce bien la place de la Pyramide ?". "Tout à fait, me répond-t-il. Pourquoi, vous attendez quelque chose?" Je lui avoue : "Oui. Et vous aussi, non ?". Il me rétorque, avec un grand sourire : "Oui, nous aussi. Mais… vous êtes tout seul !". Je lui glisse juste : "Oui, peut-être, mais je représente RTL…". Plus de sourire…

Deuxième constatation : toutes les rues menant vers le centre-ville, à plus forte raison vers la Préfecture ou le siège du Conseil Régional (et donc l’hôpital, ce qui aura son importance) étaient barrées, par des cordons de CRS qui, de plus, avaient rangé leurs gros véhicules en travers des voies. J’apprendrai par la suite qu’ils étaient 60 gardes mobiles venus de Mayenne, sans compter la police nationale, très diligente sur place. Et ces CRS, munis de grands boucliers, avaient tous à leur ceinture, masque à gaz, matraque, arme de poing… Ils étaient équipés "guerre", avec les gilets, les genouillères, etc… Du côté des opposants, des retraités, des ados, des parents avec leurs enfants, dont certains étaient même en poussette. Des chiens, aussi, habillés d’un gilet "Non à GDE". Je concède m’être un instant questionné : me serais-je fait enrôler par des "casseurs" ?

Troisième anecdote : le Commissaire de police, responsable du maintien de l’ordre, nous a appris qu’il aurait fallu demander l’autorisation de manifester. Les responsables des Associations de Défense ont répliqué qu’il ne s’agissait pas d’une manifestation, mais d’un rassemblement pédestre. Les coups de fils aux avocats le confirmaient. Mais le commissaire a poursuivi : "C’est une manifestation. Monsieur le Préfet ne l’a pas interdite (NDR : cela aurait été du plus mauvais effet), mais il vous autorise à rester dans le parc de la Pyramide. Pas question d’aller ailleurs, et je ne vous conseille pas de braver ces consignes, car vous aller alors tomber sur les barrages de gardes mobiles. Comme je venais aux informations, que je tentais de poser des questions, le dit Commissaire m’a alors prévenu : "Vous êtes facilement repérable, avec votre Kway jaune, vert et rouge. Vu vos interrogations, nous allons vous considérer comme un meneur…"

Quatrième constatation, beaucoup moins drôle : remplissant parfaitement leur rôle de "bouche rue", les CRS n’ont pas bougé d’un pouce quand un fourgon ambulance, jaune fluo et rouge, sirènes hurlantes, est arrivé sur la place, avec pour but évident d’amener le, ou les, patient(s) qu’il transportait aux soins d’urgence… Le chauffeur de cette voiture, dans laquelle tout se joue parfois en quelques secondes, a été prié de rebrousser chemin et d’emprunter un itinéraire pour le moins retardateur… Où en arrive-t-on ?

Cinquième anecdote : quelques opposants connaissant bien les subtilités géographiques d’Alençon, les marcheurs à banderoles, masques de protection, eau croupie dans des bouteilles, casseroles et autres pneus usés en "laisse", ont pu se faufiler, bifurquant soudainement, par des "passages", à escaliers (NDR : au revoir, les motards) et autres ruelles, et accéder aux lieux interdits… Effectivement, les gardes mobiles étaient encore à l’accueil.

Sixième anecdote : la marche a alors été dirigée sur la mairie, et, après avoir fait beaucoup de bruit sur le parvis, deux représentants des anti-GDE ont été reçus… Au bout d’une demi-heure, ils sont ressortis avec des promesses… Ici, on connaissait très bien le "dossier", et il allait être présenté à l’Assemblée Nationale, remis "en main propre" à qui de droit.

Septième anecdote : je commence à devenir un vieux journaliste, et des promesses, j’en ai entendues. Et, pour me conforter dans mon opinion, une fois le rassemblement dispersé, j’ai demandé au même Commissaire de police si, pour me rendre à Bellême, où j’avais retenu une chambre d’hôtel, il fallait bien emprunter cette route, que je lui montrais. "Tout à fait…", m’a-t-il assuré.

C’était la direction opposée…

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