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On Refait les Courses
Les courses du 17 novembre 2019
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Edito

Dimanche 4 janvier, Vincennes : les moments "Bazire"

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Il est rarissime qu’un professionnel, de son vivant, soit honoré par le un Prix portant son nom, au trot comme au galop… Pourtant, après que Jean-Michel Bazire a décroché son 16ème Sulky d’Or en 2014, devenant l’homme le plus titré de toute l’histoire des courses, LeTrot (SECF) a décidé de rebaptisé le Prix de Gontaud, ce dimanche 4 janvier sur le plateau de Gravelle, pour en faire le Prix « Jean-Michel Bazire, 16 fois Sulky d’Or »…

C’est Christian Bigeon, au sulky de son Bahiz de Florange qui l’a emporté, et, avant que le lauréat ne rejoigne les « graviers », pour y être récompensé, Dominique de Bellaigue, Président de LeTrot, a, répondant aux questions de Laurent Bruneteau, improvisé un discours, sur le podium… Même si le public était venu plus nombreux qu’hier, il faut bien avouer qu’il n’y avait, hélas, pas foule, sur l’hippodrome, mais des dizaines de turfistes s’étaient massées autour de la scène. Derrière, sur l’écran géant, de très belles images des grandes victoires de Jean-Mi défilaient, avec des moments plus intimes, comme ceux où son père, le regretté Michel, lui donnait l’accolade…

JMB a alors gravi les quelques marches et, après avoir remis une coupe à Christian Bigeon, c’est lui qui a reçu une superbe aquarelle signée Joël Blanc, des trotteurs en pleine action, sur fond de tribunes pleines, agrémentée de portraits de l’homme qui a dépassé le cap des 5.000 victoires… A ses pieds, un superbe sulky, couleur « or », bien sûr, qui lui a également été offert…

Laurent Bruneteau, qui n’a pas son pareil dans le rôle de « Monsieur Loyal » a choisi ce moment pour interroger les spectateurs : « Est-ce que vous aimez Jean-Michel Bazire ? »
Une ovation a répondu. JMB, après quelques mots émus, est descendu pour serrer les mains qui se tendaient vers lui, un grand sourire lui barrant le visage…

De retour au vestiaire, m’apercevant, il a écarquillé les yeux et m’a gratifié d’un joli sifflement dont il a le secret : « Jérôme, mais quelle élégance !  (NDR : vrai que j’avais mis mon plus beau costume, celui que je portais pour mon mariage, pour tout vous dire, et dont j’ai réussi, presque sans forcer (rires) à fermer la ceinture du pantalon…). Mais pourquoi ? »



Quand je lui ai répondu : « Ce  n’était pas le Prix Jean-Michel Bazire, aujourd’hui ? », il est resté coi, souriant au point que je venais de marquer… Puis il m’a « renseigné » : « Oui, de grands moments… J’ai été très touché, mais je n’y suis pas allé de ma petite larme, même si j’ai failli… »

Pénétrant dans la salle de télévision, il a été assailli par ses confrères : « As-tu gratté les montants du sulky, pour vérifier qu’il était bien en or ? » ou « C’est toujours les mêmes qui roulent en Rolls… »
Charles Dreux a rectifié : « Même s’il n’est pas en or, ce sulky est magnifique, c’est le même que le mien, en titane… »

Jean-Mi a alors précisé : « Je vais l’étrenner dans la dernière course (NDR : il ne lui a pas porté bonheur, Baraka de Féline se voyant disqualifiée)… »

Quand je lui ai lancé : « Déjà ? », il m’a rétorqué, du tac au tac : « Que veux tu que j’en fasse ? », alors j’ai lâché : « Le mettre sur ta cheminée, au même titre que tes 16 trophées ! »
Là, j’ai fait rire tout le monde, l’intéressé lui-même, et j’ai eu l’impression de ne pas avoir perdu ma journée…

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