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On Refait les Courses
On refait les courses du 17 juillet 2019
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Edito

De la façon d’être accusé de « dopeur »…

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Publié le par

Je vous ai déjà rapporté des anecdotes (mais qui ne l’étaient surtout pas pour les intéressés, à l’époque) concernant des traces de produits prohibés dans les analyses pratiquées après course sur les chevaux y ayant participé. Ainsi, par exemple, l’irréprochable entraîneur de galop Tristan Lallié s’était-il vu accusé d’avoir administré de la morphine à l’un de ses représentants. Le pauvre, qui ne s’expliquait absolument pas, sinon par une malveillance, le pourquoi de la chose, n’en dormait plus la nuit et pensait ne plus jamais pouvoir laver son honneur sali. 
Il s’était avéré que des compléments alimentaires (France Galop avait accepté d’analyser des sacs, absolument intacts et fermés hermétiquement – je les ai vus -, de ces dits compléments alimentaires) contenaient les molécules incriminées et, enquête diligentée, elles provenaient d’oeillettes (pavots cultivés pour leurs graines, dont ont tire une huile comestible et utilisée en peinture, et donc de la famille des opiacées, contenant de l’opium, d’où la morphine…).

Les « histoires » dans ce genre sont malheureusement nombreuses, et les deux dernières en date viennent de paraître au bulletin officiel. Voici le texte :

« Lundi 5 janvier 2015, Vincennes, Prix de Villedieu. Ukerlza du Benjo, contrôlée positive à la 2-hydroxy-triméprazine, métabolite de la levoméprazine (substance prohibée de catégorie I), a été distancée de la première place et exclue de tous les hippodromes jusqu’au jeudi 23 avril inclus.
Son entraîneur, Philippe Rouer, n’explique pas l’origine de la présence de cette substance, si ce n’est par une possible contamination.
Le rapport de l’enquête complémentaire, établi le jeudi 16 avril par le vétérinaire de la SECF, met en avant l’origine de la présence de cette substance par l’administration à Ukerlza du Benjo de METHIO B12 du lot 4228, dont les analyses d’écghantillons de plusieurs flacons (usagés et neufs) de ce lot ont révélé qu’ils contenaient de la lévomépromazine.
La société MSD Santé Animale, qui commercialise ce produit, a ouvert une enquête, en lien avec l’Agence Nationale du Médicament Vétérinaire, sur les circonstances qui auraient pu conduire à cette contamination.
Les commissaires ont considéré que l’hypothèse d’une contamination médicamenteuse est avérée et que, de ce fait, la responsabilité de l’entraîneur Philippe Rouer ne peut être retenue. »

Etant de la même génération que lui, je connais Philippe depuis ses débuts, et je sais qu’il a été à la bonne école de son père, le regretté André, victime d’un accident mortel en nocturne à Vincennes. Je n’ai donc jamais eu le moindre doute quant à sa bonne foi. Il pensait tout bonnement avoir traité sa jument – le fer de lance de l’écurie – conformément aux indications de son vétérinaire, suite à un petit problème…

La même mésaventure (le procès verbal est strictement indentique) est arrivée à Bruno Bourgoin, son Brasil de Bailly ayant été contrôlé positif de la même façon après son succès dans le Prix de Ribérac, le 11 janvier à Vincennes. Et Brasil, lui aussi, a été exclu de tous les hippodromes jusqu’au jeudi 23 avril inclus.

La belle revanche serait que Brasil de Bailly, qui dispute le quinté de ce vendredi soir 24 avril à Vincennes y réalise une performance de choix, mais, comme quoi de sales coïncidences (celles-ci ont été heureusement détectées) peuvent avoir de très fâcheuses conséquences. Et même dans l’esprit des parieurs, qui lisent simplement, au bas d’une performance, sur leur journal préféré : « Distancé pour contrôle positif », avec tout ce que cela peut sous-entendre…

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