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Edito

Le coup de maître d'Anne-Sophie Pacault

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Hier, dimanche 26 avril, à Auteuil, Anne-Sophie Pacault étrennait sa toute nouvelle licence d’entraîneur public, obtenue il y a trois semaines, en alignant sa Yes We Can au départ du Prix de Penthièvre (steeple-chase sur 3.500 mètres, pour des 5 ans). Et, sous la selle de Jonathan Plouganou, qu’Anne-Sophie, cavalière émérite, a connu du temps où il était gentleman-rider, Yes We Can s’est… imposée ! 

L’occasion d’un léger coup de projecteur sur celle que l’on voit toujours comme une « petite jeune fille », alors qu’elle fêtera ses 35 ans en juillet. Et la demoiselle a donc eu le temps de se forger  une sacrée volonté et d’étoffer magistralement sa carte de visite. Fille d’Isabelle Pacault, entraîneur bien connue et compagne du Maître Guy Chérel, Anne-Sophie a toujours baigné dans le monde des courses.

"Toute petite, j’accompagnais, avec le plus grand des plaisirs, mon grand-père et mes parents sur tous les hippodromes, notamment à Auteuil, qui ma toujours fascinée… Au fil du temps, j’ai compris que je ne pouvais vivre qu’auprès des chevaux et l’idée de devenir entraîneur s’est dessinée de plus en plus précisément. Mais je voulais me garder une « porte de sortie », au cas où, et, après mes études, j’ai travaillé pendant 5 ans dans la pub et la communication…" 

Tout en étant cavalière, et… quelle cavalière ! "J’ai commencé par le CSO, avec des poneys, et j’ai conclu 5ème du Championnat de France, au pied du podium, avant de découvrir la compétition avec les chevaux de courses… Je me suis rapidement fixé des objectifs…" Et elle les a plus qu’atteints : 7 Cravaches d’Or, 179 victoires, une place de 2ème (à un point de la lauréate – « c’était vraiment rageant !.. ».) dans l’important tournoi international de la Fegentri, auquel elle a participé à deux reprises… "Je garde de merveilleux souvenirs de ses voyages…". Revers "des médailles" : deux chutes graves. Une première, en 2007, avec d’importantes plaies au visage et au dos, et une seconde, en 2012, à Lyon, avec fractures des dorsales… Le temps de ranger ses bottes.

A cette époque, la jeune femme avait déjà décroché son « permis d’entraîner depuis 2008. Apprentissage sur le tas, évidemment, mais aussi des stages et des rencontres déterminantes, comme Nicolas Blondeau (je vous ai déjà parlé de cet extraordinaire homme de cheval, auquel les plus grands professionnels font appel quand l’un de leurs représentants leur pose un problème). "Il m’a appris énormément, des postures à adopter aux gestes, jamais violents ni trop autoritaires, à adopter face à des animaux de 500 kilos…". Dans sa nouvelle activité, là aussi, elle s’était donné des défis à relever… Et là encore, elle a réussi.

"J’ai eu deux chevaux, en tout et pour tout. Representing, que j’avais acheté aux ventes, et, plus tard, Yes We Can. Representing a connu de sérieux problèmes de santé, je l’ai soigné, et il a ensuite réalisé une carrière « fabuleuse » avec 36 sorties, pour 13 ou 14 succès et dix places… Et il m’a fait réaliser mon rêve : remporter la plus belle épreuve réservée aux cavalières, le jour du Prix de Diane, comme je l’avais déjà fait auparavant, mais, cette fois, parée de ma casaque et avec un cheval sous mon propre entraînement… C’était le plus beau jour de ma vie, même si, hier, ce n’était pas mal non plus…"

Et Anne-Sophie d’évoquer le pourquoi de sa passion : la relation avec l’animal, la psychologie, l’éthologie… Et son envie de faire partager, sa passion, et le reste de son bonheur : "Nous sommes en train de fonder deux "écuries de groupe", l’une, exclusivement féminine, avec des amies cavalières et avocates, et une autre, avec des maréchaux-ferrants, notamment ceux de l’équipe de France d’endurance…"

Et, au niveau de l’écurie : "J’ai cinq pensionnaires. Trois appartenant à l’écurie Mirande, Yes We Can, donc, et un autre, dont je possède la moitié… Je fais tout toute seule et j’y tiens, car c’est la meilleure façon de tout ressentir, et, de ce fait,  je ne tiens pas à voir mon effectif s’étoffer énormément, mais, toutefois, j’ai encore quelques boxes de disponible… J’aime autant le plat que l’obstacle, mais je suis plus "obstacle", dans ma "culture"… Je crois tenir beaucoup de ma mère, quant à son franc parler, son émotivité, et sa façon de prendre tout à cœur, et avec cœur, mais je crois avoir reçu aussi une petite « touche » de Guy (NDR : Chérel) qui m’a appris que ce métier, ce n’était pas le monde des Bisounours et qu’il fallait aussi ne pas s’attacher éperdument à ses… "nounours", comme j’aurais trop tendance à le faire, pour pouvoir, éventuellement, se livrer à du commerce, car, côté financier, ce n’est pas toujours évident…".

Bravo, Anne-So. Et : Yes, You can !

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