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Edito

Christian Bresson s’offre un quinté pour son anniversaire…

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Ce vendredi 8 mai, à Chantilly, le très régulier Always Ready, pour sa 9ème sortie, a ouvert son palmarès, en enlevant nettement le Prix de la Chartreuse, le quinté du jour. Tous les turfistes connaissent son jockey, notre Olivier Peslier national, mais beaucoup moins, en revanche, Christian Bresson, l’entraîneur du poulain.

C’est lui-même qui me l’a dit, après ce succès : « Cela me fait toujours plaisir de voir des vieux copains… » . En effet, j’ai commencé à apprécier Christian quand j’étais adolescent… Journaliste, il travaillait au Figaro, où il tenait la rubrique hippique aux côtés de Michel Morice, l’une des, sinon la, plus belle(s) plume(s) de la profession. Après 35 ans de bons et loyaux services, il a pris sa retraite, pour se consacrer uniquement à sa passion - il avait commencé parallèlement à son activité principale, se levant aux aurores pour s’occuper de son cheval avant de partir au journal -, l’entraînement. En fait, il a juste un « permis d’entraîner », comme il s’en explique : « Je n’ai jamais eu plus de trois pensionnaires en même temps. Actuellement, j’en ai deux : Always Ready, donc, et Real Maestranza, qui court tout à l’heure à Evreux… Evidemment, je m’occupe deux pour l’amour de l’animal et du métier, pas pour gagner de l’argent… Mais c’est très difficile, évidemment. Il ya des hauts et des bas, avec plus de bas que de hauts, mais des victoires comme celle d’aujourd’hui sont là pour vous « booster » et vous faire repartir pour un tour… »

Il y a déjà des années, Christian Bresson avait défrayé la chronique, un été à Clairefontaine : sa première jument avait gagné en obstacle, à la cote de… 130/1 ! Il a ensuite connu des joies avec Valanchine, Queen’s Place, avec laquelle un certain Christophe Soumillon, encore apprenti (!) avait enlevé 4 épreuves, ou encore Whim.

« Celle là, elle était très bonne… Elle s’était imposée au niveau listed, puis s’était placé dans des Groupes III… Des propriétaires étrangers m’en avaient proposé de véritables fortunes… Mais je n’avais pas cédé au chant des sirènes. Malheureusement, ma Whim est morte en poulinant… Tu vois, à quoi cela tient… »
Depuis, il y a eu Always Pretty, qui avait enlevé un « super-quinté » à Deauville, avant d’être battue « tête, nez », tout près d’un spécialiste qui allait aligner 4 handicaps consécutivement, ou presque… Et cette Always Pretty n’est autre que la mère d’Always Ready, que Christian a élevé, en association avec Alain Morice, le… frère de Michel !

« Always Pretty nous avait déjà donné le très honnête King’s Canyon, mais je crois que Ready est meilleur… Maintenant, quand tu n’as que deux éléments, ce n’est pas facile de les préparer au mieux, car tu manques forcément de recul et de « lignes ». Et puis, je ne les brusque jamais, je leur laisse le temps de « venir ». C’est pourquoi je remercie Jean-Marie Béguigné, et Nicolas Clément, qui me permettent d’adjoindre, de temps à autres, mes représentants aux leurs pour des canters ou des galops sérieux… Remarque, pour leur dernier boulot, avant ce 8 mai où tous deux allaient être en piste, Always et Real ont travaillé ensemble, sur la piste ronde des Aigles.»

Christian est installé à Lamorlaye, juste à côté de Chantilly, et ses boxes sont dans sa cour, avec un accès direct sur les pistes d’entraînement.

« J’ai beaucoup de chance… Mais je n’ai donc pas d’excuses pour ne pas nettoyer les stalles tous les matins et ne pas être à l’heure sur le terrain. Tu me diras que tout cela aide à garder la forme… »
Et quelle forme ! Ce 8 mai, Christian fêtait son anniversaire : « Par une victoire, et non pas l’Anniversaire de la Victoire, il ne faut tout de même pas exagérer… » m’a-t-il glissé avec malice. C’est donc Always Ready qui lui a offert son cadeau, une deuxième quinté, et, pendant ce temps-là (nous ne le savions pas encore au moment de cette interview), Real Maestranza terminait deuxième, à Evreux…

Parce que « permis d’entraîner », c’est un peu, aussi « permis de rêver »…

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