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Edito

Les « secrets » de Nicolas Blondeau (2ème volet)

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Comme promis hier, voici la suite des « points clés » soulignés par Nicolas Blondeau (voir, entre autres, l’édito « Quand la magie s’explique…»), et j’ai été très heureux de constater que le premier volet semblait vous avoir plu.

Avant de laisser la parole à l’auteur de « Le Débourrage » (éditions Belin), je voudrais reprendre une déclaration, officielle et signée du Maître entraîneur Jean-Paul Gallorini. Il dit de Nicolas « avec lui, des chevaux condamnés revoient les champs de courses, et même gagnent à nouveau. Il sait aimer les chevaux, les observer, les comprendre. »

Voici dont d’autres « points clés », selon le « chuchoteur ».

« Confiance. Elle est fondamentale et doit être réciproque. Elle est à la fois un préalable et le résultat de tous les points qui suivent. Pour obtenir l’état de confiance et d’obéissance, je m’en remets à certaines phases du « Préparer » de Baucher : l’avancée du cheval sur l’action de la cravache au poitrail, associée à la traction sur la longe. Ces deux effets produisent l’attirance du cheval qui, recherchant le bien être – pour se libérer de la traction – avance sur l’homme, et s’en remet à lui. C’est l’acte fondamental de la méthode auquel je reviens toujours si la communication se dégrade.

Cette démarche est, pour moi, intimement liée à la dominance, terme contesté, mais auquel je tiens, dans un sens très précis. Le général Decarpentry l’explicite mieux que je ne pourrais le faire : « La certitude d’avoir été compris n’existe jamais pour le cavalier qui n’a pas été obéi. »

Calme, détermination, autorité. La première des qualités demandées à un dresseur est le calme. S’il éprouve le moindre énervement, la moindre appréhension, il les communiquera au poulain. De même, s’il lui prête des intentions qui ne sont pas les siennes, le malentendu s’installe.
Le fait de rester déterminé rassure et oriente le cheval. Tout geste commencé ne doit jamais être interrompu. Qu’il s’agisse de prendre un pied, de mettre un licol ou le filet. Il est important de ne pas « lâcher » : quoi que le cheval fasse, quelle que soit la forme que prend sa défense, le dresseur poursuit son but, accompagne, autant que faire se peut, le mouvement pour que le cheval ressente la détermination et l’accepte. Le principe intangible consiste à ne pas interrompre l’action avant qu’elle ait abouti. Trouver une fin à cette action sous-entend être à même de la décomposer suffisamment pour obtenir du cheval qu’il reste décontracté. La détermination et l’autorité amènent le cheval à « jeter l’éponge », à s’abandonner au dresseur. Trouver une fin, c’est aussi ne plus agir, effectuer une « descente des aides » avant l’heure, autrement dit arrêter l’action à l’instant même où le cheval cède, c'est-à-dire accepte.
Si on laisse au cheval une part d’initiative désordonnée – ce qui n’a rien à voir avec la liberté – on l’inquiète, le laissant à lui-même. Nous sommes, à mon sens, dans le registre de la discipline parentale, qui relève de l’éducation, celle des chevaux, comme celle des enfants qui, rassurés plus que brimés par l’autorité, acceptent en confiance cette discipline.

Tête-à-tête. Le fait d’être seul avec un cheval favorise le contact, car il est plus aisé pour lui comme pour nous de se concentrer sur un seul individu que sur plusieurs. « Au lieu de s’écharner, à dix, derrière cette pauvre bête, il suffit d’un seul homme, un écuyer qui connaisse son métier ! » écrivait James Fillis.

Enfin, le tête-à-tête permet d’établir une relation plus intime. Ce n’est pas pour rien qu’on évoque volontiers le « couple » cavalier-cheval. Quand un cavalier travaille son cheval, même au milieu d’un groupe, il se doit de faire abstraction de ce qui l’entoure s’il veut que le cheval, lui aussi, soit tout à son écoute.

Envahissement. Elément important de ma pratique, l’envahissement qu’évoquait le comte d’Aure, apaise le cheval et le libère de ses peurs. Il s’en remet à l’homme « comme un fils à son père », ainsi que le répète volontiers le général Pierre Durand. J’envahis le cheval de ma voix, de mes demandes, de mon autorité, de mes caresses. Cet envahissement est surtout un état d’esprit, je suis moi-même « envahi » par le cheval, par son comportement, prêt à agir, ou à réagir, au moindre de ses mouvements. »

Plus je vous communique les principes de Nicolas Blondeau, plus j’ai l’impression que c’est son livre entier (« Si passionnant et instructif… » m’avait confié Freddy Head) qu’il faudrait que je reproduise.

À SUIVRE…

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