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Edito

Les « phases essentielles » de Nicolas Blondeau

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Après quelques éléments de base, dont, apparemment, vous avez été friands, voici encore un extrait du merveilleux livre (« Le débourrage », éditions Belin) de l’homme qui a beaucoup, énormément même, compris des chevaux, et qui ne cesse de le prouver dans le monde des courses (Goldikova, et, plus récemment, Epicuris à Epsom).

Dans ces « phases » essentielles, il commence par le « travail au box » :
« Le box est sans doute le lieu ou le cheval se sent le plus en sécurité. Lorsque les chevaux arrivent dans mon écurie, je les laisse passer une première nuit dans leur box pour qu’ils s’y acclimatent. Le box permet de travailler seul avec le cheval à proximité. Il est plus aisé de se concentrer dans un lieu fermé et restreint, pour l’homme comme pour le cheval. C’est dans le box que s’opère la première phase du débourrage. C’est là qu’on procède aux manipulations d’apprentissage, de harnachement et de montoir (il serait évidemment imprudent de monter un cheval inconnu dans un box, sans préparation !).
« Le van »
« C’est l’accessoire parfait pour amorcer la disparition des forces instinctives : mobile, étroit, bruyant et souvent sombre…l’endroit type où aucun cheval n’a spontanément envie de se retrouver ! En demandant au cheval d’y entrer, malgré lui, on lui impose de s’en remettre à son dresseur. Il est évident que le van n’est qu’un prétexte – très efficace puisqu’il réunit tous les ingrédients susceptibles d’entraîner une phobie instinctive de la part du cheval. Une phobie qu’il faut absolument combattre. Le fait d’y embarquer et d’en débarquer, pas à pas, est une étape supplémentaire dans la progression du dressage. Il en résulte une confiance accrue.
L’état d’esprit dans lequel se trouve le dresseur est capital. Il doit être convaincu que l’important réside dans la manière dont le cheval embarquera et débarquera en toute décontraction – et non pas de faire monter le cheval coûte que coûte dans le van ! 

Mettre le pied sur un plan mobile suscite chez le cheval une crainte légitime, bien qu’atténuée par les phases précédentes. Il est important que le dresseur ait conscience de ce fait. Il laissera au cheval le temps d’appréhender le vent, et de le sentir… »
C’est grâce à cette « astuce » que Nicolas Blondeau parvient à faire entrer dans les stalles de départ tous les animaux plus que réticents…
La suite, et la fin, de cette méthode, dite du « van », demain…

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