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On Refait les Courses
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Edito

Et le ciel est tombé sur les tribunes de Vincennes !

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Publié le par

Le public s’était pressé pour assister à un nouveau triomphe de BOLD EAGLE, après ses Grands Prix d’Amérique et de France (sans oublier le Belgique), ce dimanche 28 février à Vincennes. D’anciennes « gloires », comme Roger Baudron ou Eugène Lefèvre avaient même, eux aussi, fait le déplacement.

Au bout des 4.150 mètres de ce Grand Prix de Paris, il y avait, aussi, les 300.000 € promis au vainqueur de la « Triple Couronne ».

Avant la course, Pierre Pilarski, le très populaire propriétaire de BOLD EAGLE m’avait confié : « Certains pensent que nous alignons BOLD au départ pour l’argent, aujourd’hui… Si nous avions été battus dans le Grand Prix de France, nous ne serions pas là, c’est vrai…Mais c’est le fabuleux « défi » qui nous intéresse, avec Sébastien (NDR : Guarato) et Franck (NDR : Nivard). Concernant la « monnaie », mon cheval aurait déjà pu partir faire la monte… Je ne connais pas les «tarifs de la saillie, proposés par les différents porteurs de parts de « l’étalon » : pour moi, c’est 5.000 € puis 10.000 € (NDR : 5.000 au « saut », puis 10.000 de redevance, produit « vivant »). Une somme très raisonnable, non ? Son carnet de bal est complet ; et nous avions, en plus de celles déjà formulées, les demandes, à l’étranger, pour… 550 « mariages virtuels », fixés, eux, à 10.000 €… Faîtes les calculs : vous constatez que les 300.000 € du jour, sans dire qu’ils sont anecdotiques, ne constituent pas une motivation profonde… Il y a deux mois, je vous aurais dit que l’épreuve la plus facile à gagner, pour nous, serait sans doute le Grand Prix de Paris… Il y a eu « démonstration » dans les deux précédentes grandes épreuves, et logiquement, je devrais être très confiant. Mais, vous le voyez, je tremble presque, et une course reste une course, avec tous ses aléas… »

Plus tard, après un « tour de chauffe », les 12 prétendants à ce Grand Prix de Paris étaient sur le pied de 1’16’’9 à 1.500 mètres du but, sous la conduite de BIRD PARKER, puis de 1’16’’1 à 1.000 mètres, pour que le vainqueur, LIONEL fasse afficher une réduction kilométrique générale de 1’14’’8…

Quand BOLD EAGLE, après avoir attendu en 4ème position, Franck Nivard lui dessinant un parcours sur mesure, s’est décalé, dans le dernier virage, passant un LIONEL, pieds nus cette fois, et se propulsant en tête avant la dernière ligne droite, les tribunes ont vibré, les applaudissements, trop précoces, ont fusé, mais le fils de READY CASH a trouvé le temps longs, et LIONEL est revenu le dominer, très nettement. 
Là, le ciel est tombé sur le plateau de Gravelle.

Que TAGADA TAGADA, finissant bien comme on la sait capable, termine troisième, à distance, devant BIRD PARKER et TIMOKO, qui a toujours « pisté » le leader, mais, comme redouté, étant plus performant sur un peu plus court, est anecdotique.

J’ai été le premier (et le seul) à rejoindre Franck Nivard dans sa loge, après cette « défaite ». Il arborait vraiment le visage des mauvais jours. « Je ne pense pas avoir commis d’erreur, je suis « venu » quand il le fallait, d’autant que LIONEL, que je redoutais particulièrement, semblait en difficulté et que BIRD PARKER, même s’il avait pris de l’avance et qu’il fallait ne pas le laisser prendre trop de champ, me paraissait un peu fatigué… J’y ai cru, mais Kihlstrom  (NDR : partenaire, de nouveau, de LIONEL) en avait gardé sous la pédale… »

Voilà la « version » que Franck donnera, à quelques minutes d’intervalle, à Equidia.. . Maintenant, je peux ajouter ses confidences : « Tu ne vois pas, LIONEL a toujours voyagé à deux, alors que moi, j’ai pu me planquer, comme et quand je l’ai voulu… Et TAGADA TAGADA vient conclure troisième… »
« Super résultat ! «  se réjouit Matthieu Abrivard, driver de la formidable jument préparée par Emmanuel Varin. « Mémère a encore mis son cœur sur la piste, pour sprinter… Très heureux ! »

Sans vouloir rabattre la joie de son confrère et ami, Franck a alors commenté : « Joli, effectivement, mais comment le mien ne peut pas laisser la tienne à 30 mètres, aujourd’hui ? »

Puis de m’avouer : « J’ai tenu, moi aussi, à disputer cette « troisième étape », mais le cheval, après tous ses succès, est défraîchi, même s’il n’en donnait aucun signe au travail… »

Je concède que je suis très déçu, comme tous les vrais amoureux du sport et des trotteurs sortant réellement de l’ordinaire. Mais je rappellerai cette phrase de Frankie, qu’il m’avait lâchée à la veille du Grand Prix d’Amérique : « LIONEL m’a impressionné lors de son dernier succès. C’est incontestablement une « pointure » », et il le redoutait en premier lieu. Et, je ne pouvais m’en sentir le droit, ici, il avait ajouté  « off »: « Il ya deux vrais  «purs », dans la course : le mien et LIONEL . »

Il ne croyait pas si bien dire, même si quelques turfistes « éclairés, » après les Grands Prix d’Amérique et de France, et les deux disqualifications du norvégien, n’allaient pas dans le même sens…

J’ai consolé Frankie, lui assurant que ce résultat n’entamait en rien l’amour que je portais à BOLD et, en lui caressant doucement la nuque, ni à lui. Tout en lui précisant que je n’avais pas changé de goûts sexuels.
Il a ri et a promis : « La prochaine fois, on va les pulvériser… »

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