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Histoire des courses : Le règne de Bonaparte

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Une course de chevaux

Dès le 31 août 1805, Napoléon Bonaparte, dit Napoléon Ier (1769-1821), étend la codification impériale aux courses de chevaux. Dès lors, ce décret va imposer des épreuves "dans les départements de l'Empire les plus remarquables par la bonté des chevaux qu'on y élève. Des prix seront accordés aux chevaux les plus vites."

L'empereur va également faire beaucoup pour promouvoir nos chevaux. Comme les Anglais, il y a deux siècles, il va s'attacher à l'amélioration de la race française par le croisement avec des chevaux arabes. C'est donc en date du 4 juillet 1806 qu'un décret promulgue l'instauration de six haras "contenant particulièrement les étalons étrangers et les étalons des plus belles races françaises".
Pour l'empereur, il ne fait aucun doute : l'étalon arabe est le meilleur reproducteur au monde. Et pour régénérer la race française, aucun autre ne doit le remplacer. Dès lors, le commerce d'équidés avec l'Angleterre est interdit et les courses deviennent "franco-françaises" : la participation est donc restreinte aux chevaux nés et élevés sur le territoire. Ces décisions sont aussi dues, pour partie, à la haine féroce que voue Napoléon aux Anglais.

Les courses deviennent alors un champ d'expérimentation de nos montures françaises selon la volonté de l'empereur. Tout autre objectif est exclu et les paris sont interdits. Nicole de Blomac dans La Gloire et le Jeu nous donne la théorie de Napoléon en matière de course et de ses bases :
Dorénavant, pour qu'il y ait amélioration, il importe de mettre en valeur les éléments techniques, et en particulier de calculer, de préciser l'espace de terrain et le temps mis à parcourir afin de pouvoir mesurer et comparer les exploits réalisés. La distance imposée pour chaque classe d'épreuves, l'obligation répétée de respecter une vitesse maximum (800 mètres/minute) sont clairement exprimés à partir de 1810. Même si la course demeure un défi, la mesure de la vitesse est devenue un élément déterminant. Les procès-verbaux des épreuves doivent donner, pour chaque lauréat, les éléments sans lesquels il ne peut y avoir des comparaisons et donc de progrès ultérieurs : âge, distance, temps. Le calcul de la performance, mot anglais et nouveau, est devenu possible depuis que le système métrique, enfin adopté, donne une unité de mesure identique dans tout le pays tandis que celle du temps reste tributaire des chronomètres inventés par Bréguet.

Le 11 octobre 1811 est disputé sur le Champs de Mars le Grand Prix Impérial, finale de toutes les épreuves courues en régions. C'est deux ans avant la fin de la Restauration, soit le 1er avril 1828, que paraît le Journal des Haras, des chasses et des courses de chevaux. Il demeure comme la première publication consacrée à l'univers du cheval et des courses.

En savoir plus sur l'histoire des courses : Histoire des courses : les temps modernes, Histoire des courses : La Révolution FrançaiseHistoire des courses : Le règne de Louis-Philippe



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