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Chevaux : les grandes lignées

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Publié le

Des chevaux (photo d'illustration).

La lignée des Kochlâni

Si l'on en croit la légende, le plus ancienne lignée de pur-sang est arabe et remonte au règne de Salomon. Il s'agit de la lignée de Kochlâni. Elle est la seule étant reconnue officiellement comme pure. A l'inverse, les arabes considèrent qu'un cheval issu d'un autre sang est kadish c’est-à-dire d'origine inconnue.

Pour garder intacte la pureté de la race Kochlâni, toute jument devrait être saillie par un étalon issu lui-même de cette aristocratie très ancienne.

Le dictionnaire universel d'histoire naturelle précise comment sauvegarder la lignée des Kochlâni : Ce n'est pas sans peine que les Arabes sont parvenus à produire, à conserver leurs admirables chevaux. Leur race noble, qu'ils nomment Kochlâni, Kohédjla ou Kailhan, ou encore Kehilet, est pour eux l'objet de soins dont nous avons peine à nous faire une idée. Chaque cheval a sa propre généalogie, mieux tenue et plus authentique, peut-être, que celle de nos plus fiers barons. Les Arabes donnent deux mille ans d'existence à cette race et prétendent qu'elle a pris naissance dans les haras de Salomon. S'il y a quelque peu de l'hyperbole orientale dans ces prétentions, toujours est-il que parmi ces familles aristocrates de l'espèce chevaline, il en est dont les titres bien en règle remontent à plus de quatre cents ans. Les juments de cette race ne sont couvertes que par un étalon de même sang, en présence d'un témoin qui reste près d'elles pendant vingt jours, pour s'assurer qu'aucun étalon vulgaire ne s'en approche. A la naissance du poulain, ce même témoin est appelé et doit signer l'acte de naissance, qui est expédié juridiquement dans les sept jours de la mise-bas. 

Les pur-sang anglais

Tous les pur-sang anglais actuel sont les descendants de trois étalons arabes :

Byerley Turk, un étalon bai, prise de guerre du capitaine Robert Byerley, effectuée en 1687 lors du siège de la Buda, en Hongrie. Selon la légende, il fallut plusieurs jours au militaire pour parvenir à capturer ce petit cheval tant il était rapide et fougueux. Acheminé en Angleterre où il entame bientôt une carrière de reproducteur, son principal descendant est Herod, qui voit le jour en 1758. Rebaptisé "le Roi", celui-ci est l'un des premiers étalons anglais inscrits au stud-book, le livre des origines, avec Matchem et Éclipse, qu'aucun cheval n'est parvenu à vaincre sur un hippodrome.

Darley Arabian est acheté en 1704 à Alep, en Syrie, par Thomas Darley, gentilhomme et sportsman chevronné, accessoirement homme d'affaires. Lorsqu'il voit l'étalon pour la première fois, il est fasciné. Celui-ci est alors monté par un cavalier arabe à qui il propose un échange : sa monture, qui a pour nom Mannika, contre un fusil de la meilleure facture. Il s'en trouve alors très peu en Orient et l'homme accepte. Multiple vainqueur en Angleterre, Darley Arabian s'illustrera encre de par la qualité de sa descendance : il est l'arrière-arrière-grand-père d'Éclipse.

Godolphin Arabian (1724-1753) est offert – ainsi que quatre à huit autres étalons, dont des barbes – par le bey de Tunis à Louis XV, en 1731, à la suite d'un traité commercial. Mais voilà que El Sham, nom qui lui a été donné à la naissance, n'a pas l'heur de plaire au souverain français. A la cour, seuls sont appréciés les chevaux trapus… Le cheval est alors affecté à de viles besognes avant d'être relâché dans quelque forêt bretonne. Puis il réapparaît à Paris, efflanqué, malingre, attelé à la carriole d'un marchand d'eau. Un Anglais de passage le remarque cependant et en fait l'acquisition pour la somme plutôt modique de 75 francs. De l'autre côté de la Manche, il change à nouveau de propriétaire : c'est Lord Godolphin que ses aplombs et allures intéressent ; il en devient l'heureux possesseur et l'installe dans son haras de Gog & Magog. Là, séduit par une jument qui ne lui est pas destinée – Roxana est promise à un champion du nom de Hobgoblin -, Godolphin Arabian terrasse son rival à l'issue d'un combat d'anthologie ; celui-là même que Rosa Bonheur a peint sur toile en 1895, intitulant son tableau Le duel. Après quoi, l'étalon au destin particulièrement romanesque gratifiera Roxana de ses assauts répétés. Sa descendance sera évidemment prestigieuse… Parmi celle-ci, Cade, né en 1734, géniteur de Matchem – lequel donnera le jour à 354 gagnants, et père de Régulus (1739), grand-père d'Éclipse…
 
  
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