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Cravache d'or : Jacques Ricou

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Métiers des courses

Jacques Ricou : Franc comme... l'or !

Malgré son accident du 15 octobre 2011 à Auteuil, qui lui a valu un nez et une côte fracturés, quinze points de suture sur le visage, un pneumothorax et, bien sûr, quinze jours d’arrêt forcé, Jacques Ricou n’a eu aucun mal à décrocher sa cinquième Cravache d’Or.

La douleur, il connaissait déjà : cheville, clavicule, apophyse, hanche… Mais pas de quoi refroidir sa détermination. Depuis tout petit, il s’était fixé un but :
« Dès que j’ai eu l’âge d’abandonner ma « tototte », mon père, boucher-charcutier au Lion-d’Angers, et turfiste assidu, m’a emmené avec lui sur les hippodromes. J’étais fasciné. Et, du moment où j’ai enjambé un poney, j’ai su ce qu’il me restait à faire… »

Tout en continuant ses études, Jacques a commencé à vraiment monter à cheval chez le père de Michel Maussion, durant les congés scolaires, puis chez un « permis d’entraîner », Georges Bonsergent, et Philippe Peltier. A 16 ans, sûr, cette fois, de vouloir devenir jockey – et d’obstacle, exclusivement ! – il est entré au CFA de Laval. Parallèlement, Philippe Peltier l’a « envoyé » chez Guillaume Macaire.

« Philippe m’avait dit : tu vas habiter La Palmyre, mais tu ne verras pas beaucoup la plage… »

Ecole « Macaire » et talent aidant, le jeune homme allait obtenir coup sur coup les Cravaches d’Or 2005, 2006 (avec un record de 133 succès), 2007 et 2008.

En 2009, ce fut l’aventure « Mulryan », dont les représentants étaient préparés par Arnaud Chaillé-Chaillé, dont l’écurie se situe juste en face, sur l’hippodrome de La Palmyre, de l’établissement de Guillaume Macaire.

« Quitter Guillaume a été pratiquement un déchirement. Mais j’avais peut-être besoin de voir un peu ailleurs, et des champions comme Mid Dancer, Or Noir de Somoza ou Zaiyad, qui étaient déjà des cracks avant mon arrivée, m’étaient proposés… »

Mais la belle histoire tourne court, la casaque Mulryan se fait de plus en plus rare.

« J’ai perdu un an… Mais nous nous étions séparés en très bons termes, avec Guillaume, et il m’a de nouveau accueilli. Chez lui, j’ai retrouvé ce qui me manquait ailleurs. Je n’apprécie que d’autant plus là ou je suis aujourd’hui. »

Résultat, fin 2011 : une cinquième Cravache d’Or.

« C’est comme si je remettais la main sur mon petit « Graal », que j’avais perdu. Il a fallu bosser, mais j’y suis parvenu. »

Si le « Roi » Christophe Pieux, avec ses quinze trophées suprêmes, n’est pas près d’être détrôné, seul Jacques Géneau en avait décroché quatre (1965, 1966, 1968, 1978). Et ils ne sont que trois cavaliers d’exception à avoir été récompensés à… trois reprises : Maurice Prod’homme (1962, 1963, 1964), Jean Linxe (1971, 1972, 1974) et Alain Chelet (1980, 1982, 1983).

Mais rien d’étonnant à cette extraordinaire performance : Jacques Ricou, dans la vie comme sur la piste, ne connaît qu’un seul chemin : la ligne droite, l’itinéraire mathématiquement le plus rapide pour se rendre de l’aire de départ au poteau d’arrivée. Parce que « Jacquot » est franc comme… l’Or de ses cinq Cravaches…

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