Contact Aimez RTL sur facebook Suivez RTL sur twitter Suivez RTL sur Google+ Suivez RTL via RSS Se connecter / S'inscrire
On Refait les Courses
Les courses du 21/10/2018
Tout savoir sur l'hippisme

Prix de Diane : 170 ans d'histoire !

+Réagir

Publié le par La rédaction numérique de RTL

Thierry Jarnet et TREVE ont battu le record de l'épreuve lors du Prix de Diane 2013

Le Prix de Diane, c'est quoi ?


170 ans ! Depuis 1843 (date d'inauguration après un premier essai en 1841), le Prix de Diane met aux prises, sur l'hippodrome de Chantilly, les meilleures pouliches de 3 ans, deux (parfois une) semaine après le Prix du Jockey-Club qui, lui, récompense le meilleur poulain âgé de 3 ans.

Au départ, il s'agissait d'organiser en France l'équivalent des Oaks Stakes anglais, qui existent eux depuis 1779 ! La course française compte pourtant 300 mètres de moins que celle anglaise (2100 mètres contre 2400 mètres). Avec l'obligation aujourd'hui de porter un poids de 57kg.

Pendant longtemps, la course était réservée aux pouliches françaises. Mais, au lendemain de la Seconde guerre mondiale, le Prix de Diane s'est ouvert aux pouliches étrangères (1947). Le premier vainqueur étranger n'arrivera qu'en 1970 (Sweet Mimosa).  Une "ouverture" qui permettra en 1974 la victoire de Highclere, propriété de la reine Elisabeth II d'Angleterre.

Outre l'intérêt "sportif" (et son million d'euros d'allocation), le Prix de Diane est avant tout considéré comme le prix de l'élégance et de la distinction, entre pique-nique géant organisé sur la pelouse de l'hippodrome et défilé de chapeaux et de robes toutes plus sophistiquées les unes que les autres.

Merci Mai 68 !


Au 19ème siècle et dans la première moitié du 20ème siècle, porter un chapeau en se rendant sur les hippodromes était habituel, le monde des courses étant réservé à la haute. Problème, avec le temps, et la "démocratisation" des courses, la coutume du chapeau a perdu de son aura. Mai 68 et le changement des codes vestimentaires, aura raison des couvre-chefs. L'occasion alors pour le Prix de Diane de devenir le rendez-vous annuel d'une tradition en passe de disparaitre. L'arrivée des marques de luxe comme sponsors de l'évènement (Revlon, Hermès et maintenant Longines) accentuant un peu plus cette journée "nostalgie".

Une "première" ratée


Chaque année, ce sont près de 30.000 personnes qui se déplacement à Chantilly pour l'un des rendez-vous les plus huppés de la "haute" chaque année. Historiquement, cela fait sourire car, en 1843, la première édition (celle de 1841 est considéré comme un galop d'essai) n'avait pas marqué les esprits, avec seulement six partantes au départ (contre 18 aujourd'hui) et avec l'absence de la quasi-totalité de la cour de Louis-Philippe, en période de deuil après la mort du prince Ferdinand-Philippe d'Orléans, fils ainé du roi, lors d'un accident de calèche causé par l'emballement des…Chevaux !

Un décès accidentel qui, outre l'absence de la cour à Chantilly, provoqua la chute de la Monarchie de Juillet, le prince étant l'un des membres les plus aimés et respectés au sein du peuple.

Des "trous" et des "délocalisations"


Le Prix de Diane, qui fêtera sa 164ème édition le 16 juin prochain, n'a pas toujours eu lieu. Organisé en 1848 à Versailles (et non à Chantilly), la course n'a pas eu lieu en 1871, la France étant occupée par l'armée prussienne. Pas de Prix de Diane également lors de la Première Guerre mondiale entre 1915 et 1918.

En 1919 et 1920, la course sera organisée à Longchamp, comme en 1936. Pendant la Seconde Guerre Mondiale, et un peu après, la réunion sera organisée à Paris et au Parc du Tremblay, avant de s'établir à Chantilly. La dernière annulation date de 1975 en raison de la grève des lads, en colère contre les entraineurs.

Des trous et des délocalisations donc, mais aussi des victoires par tirages au sort. En 1874 et 1875, un temps où la photo-finish n'existait pas encore, le vainqueur avait été désigné par ce biais, l'ex-aequo n'étant pas une option.
Oaks Stakes et Prix de Diane : deux doublés dans l'histoire seulement

Deux pouliches ont réussi l'exploit de remporter les Oaks Stakes anglais et le Prix de Diane. Deux "Françaises": Fille de l’Air en 1864 et Pawneese en 1976.

Prix de Diane puis Arc de Triomphe ?

Le Prix de Diane est l'occasion de découvrir les pouliches à gros potentiels. Qui arrivent à performer par la suite ? Souvent oui. Elles sont même cinq à avoir réussi le doublé Prix de Diane – Prix de l'Arc de Triomphe. Quatre dans la même année (Pearl Cap en 1931, Nikellora en 1945, La Sorellina en 1953, et Zarkava en 2008) et une un an plus tard (Allez France en 1973-1974).

Les recordmans de l'épreuve


Chez les propriétaires, le recordman de victoires s'appellent, depuis l'édition 2012 (et la victoire de Valyra), s'appelle, presque logiquement, l'Aga Khan. Avec 7 succès, le chef spirituel des ismaéliens Nizârites (courant minoritaire de l'islam chiite) pourrait viser une 8ème victoire si il décide de présenter le 16 juin Siyenica, engagée dimanche dans le dernier préparatoire, le Prix Saint-Alarys. Mais la crainte d'un terrain lourd pourrait faire reculer l'Aga Khan en concertation avec son entraineur, Alain Royer-Dupré.

Chez les entraîneurs, Henri Jennings caracolent en tête avec neuf succès : Nativa (1843), Lanterne (1844), Dorade (1846), Sérénade (1848), Fleur de Marie (1850), Géologie (1859), Surprise (1860), Destinée (1874) et Tyrolienne (1875). Deux femmes ont d'ailleurs entraîné une lauréate du Prix de Diane : Mme Christiane Head-Maarek avec Harbour et Egyptband, et Mme Corine Barande Barbe avec Carling. Chapeau bas !

Chez les jockeys, ils sont 4 à compter 5 victoires ex-aequo. Spreoty (Serenade (1848), Hervine (1851), Dame d'Honneur (1858), Mademoiselle de Chantilly (1857), Étoile du Nord (1858)), Charles Pratt (Géologie (1859), Finlande (1861), Stradella (1862), Fille de l'Air (1864), Sornette (1870)), Yves Saint-Martin (La Sega (1962), Rescousse (1972), Allez France (1973), Pawneese (1976), Madelia (1977)) et enfin Gérald Mossé (Resless Kara (1988), Shemaka (1993), Vereva (1997), Zainta (1998), Daryaba (1999)).
Le record de l’épreuve est co-détenu par Lypharita (1985) et Confidential Lady (2006), en 2’05’’90.

Ajouter un commentaire

Afin d'assurer la sécurité et la qualité de ce site, nous vous demandons de vous identifier pour laisser vos commentaires. Cette inscription sera valable pour l'ensemble des sites RTL.

Dans un souci de respect de cet espace de parole, nous vous invitons également à consulter notre charte de bonne conduite.